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Laurent Fabius avait fixé comme objectif le nombre symbolique des 100 millions de touristes étrangers, à l’issue des Assises du tourisme en 2014, quand il était ministre des Affaires étrangères. Un cap atteint en 2024, l’année des Jeux olympiques et paralympiques et de la réouverture de Notre-Dame de Paris.
Une croissance des recettes 40% en six ans
Le gouvernement donne désormais une nouvelle ambition au secteur, plus économique, annoncée jeudi 24 juillet 2025 lors du comité interministériel du tourisme (CIT) à Angers. Le Premier ministre François Bayrou vise 100 milliards d’euros de recettes touristiques en 2030, contre 71 milliards en 2024 (+8% vs 2023). Autrement dit, une croissance de 40% en six ans, qui supposera aussi une augmentation de la fréquentation internationale.
« Le seul nombre de visiteurs ne suffit plus », explique le gouvernement, rejoignant ainsi le point de vue de nombreux professionnels du tourisme. « Pour que le tourisme reste un moteur de notre économie, l’enjeu porte désormais sur les recettes générées », ajoute-t-il. Avec 71 milliards d’euros de recettes internationales en 2024, la France se classe quatrième. Et ce, derrière les États-Unis, mais aussi l’Espagne et le Royaume-Uni.
L’Espagne, grande rivale, affiche 126 milliards d’euros de recettes touristiques internationales (+16%), avec « seulement » 94 millions de touristes étrangers.
Quelle méthode ?
« Nous devons d’abord mieux attirer les visiteurs étrangers, notamment en provenance des régions à fort pouvoir d’achat que sont l’Amérique du Nord, les pays du Golfe et l’Asie », indique François Bayrou dans un dossier de 39 pages sur le CIT.
Pour atteindre 100 milliards d’euros en 2030, année de Jeux olympiques d’hiver, la France mise sur « une transformation accélérée de l’offre touristique », « plus diversifiée, plus durable, plus innovante et plus inclusive ». Le but ultime consiste à « allonger la durée des séjours » et à « améliorer leur qualité ».
Concrètement, le gouvernement promet une refonte du calendrier annuel de publication de la donnée touristique publique et la modernisation de France tourisme observation, le lancement de « l’API meublés » pour mieux réguler le secteur, la relance du Comité de filière tourisme.
Vers un nouveau plan « saisonniers »
Autres leviers : un nouveau plan « saisonniers » (2026-28) mettant l’accent sur le logement, et la simplification des formalités des employeurs à l’embauche. Sans oublier l’obtention simplifiée des visas de groupe pour les touristes chinois.
La France a accueilli 1,1 million de touristes chinois en 2024, contre 2,2 millions en 2019, soit « une perte de recettes estimée à 1,7 milliard d’euros ».
Il est aussi question de capitaliser sur le tourisme d’affaires, le tourisme sportif, l’agritourisme, et d’un indicateur de l’empreinte carbone.
« Devenir la première destination durable d’ici à 2030 » reste également prioritaire. Jean Castex avait donné ce cap quand il était Premier ministre.
Atout France doit revenir à l’équilibre financier en 2027
Toujours à l’occasion du CIT, la ministre déléguée au Tourisme Nathalie Delattre a proposé Adam Oubuih pour le poste de directeur général d’Atout France.
L’ancien DG du groupe Avec devra restructurer le GIE pour un retour à l’équilibre budgétaire en 2027 au plus tard. Comment ? Il est notamment question d’une « réorganisation du réseau international » et de modifier le mode de financement.
Le secteur du tourisme représente 8% du PIB de la France et deux millions d’emplois directs et indirects. C’est « l’un des piliers de notre économie », assure Eric Lombard, le ministre de l’Economie et des Finances.
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