[ad_1]

Découverts en 1974 en Éthiopie, ces fossiles vieux de 3,18 millions d’années n’avaient jusqu’ici quitté leur pays d’origine qu’une seule fois, pour une tournée américaine entre 2007 et 2013.
Précieusement emballés et transportés sous haute surveillance, les 52 fragments du squelette de Lucy – dents, crâne, bassin, fémur – ont atterri mi-août en République tchèque. Ils sont prêtés pour 60 jours par le musée national d’Éthiopie, un geste salué comme « historique » par les autorités éthiopiennes.
« Ils figurent parmi les pièces paléoanthropologiques les plus précieuses et les plus anciennes au monde », souligne Michal Lukes, directeur du Musée national de Prague.
Une figure majeure de l’évolution humaine
L’exposition qui a débuté le 25 août marque également une première mondiale. Lucy est présentée aux côtés de Selam, un jeune australopithèque découvert en 2000. Mort à l’âge de deux ans et sept mois, il a vécu 100 000 ans avant Lucy. Son squelette quasi complet n’avait, lui non plus, jamais quitté l’Éthiopie.
Longtemps surnommée la « grand-mère de l’humanité », Lucy est aujourd’hui considérée par les scientifiques comme une « tante » ou une « cousine ». Sa filiation directe avec Homo sapiens est remise en question. Elle reste cependant une figure majeure de l’évolution humaine.
« Nous partageons tous une ascendance commune. C’est un rappel extrêmement important pour l’humanité aujourd’hui », déclare Donald Johanson, rappelant que l’Afrique est le lieu où « nous nous sommes d’abord séparés des grands singes, tenus debout, où notre cerveau s’est développé, et où Homo sapiens a émergé ».
Lucy – officiellement baptisée A.L-288-1- a été nommée ainsi en hommage à la chanson des Beatles « Lucy in the Sky with Diamonds », écoutée par les paléontologues pendant les fouilles. Elle mesurait environ 1,10 mètre, pesait 29 kilos et serait morte à un âge considéré comme adulte pour son espèce, entre 11 et 13 ans.
L’australopithèque Lucy exposée pour la première fois en Europe
[ad_2]
Source link

