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Selon le dernier Observatoire de l’emploi des entrepreneurs (association GSC et Altares) repris par l’Umih sur le site, 31 260 chefs d’entreprise ont cessé leur activité en France au premier semestre 2025. Cela représente en moyenne plus de 170 pertes d’emploi par jour, soit une hausse de 4,3% par rapport à la même période en 2024.
Les restaurants en grande difficulté
La restauration traditionnelle assise concentre à elle seule plus de 40% des cessations d’activité du secteur. Elle illustre la fragilité persistante d’une branche déjà lourdement affectée par la crise sanitaire, l’inflation, la baisse de fréquentation des consommateurs et les difficultés de recrutement. Pour l’Umih, présidée par le chef Thierry Marx, cette situation constitue un nouveau signal d’alarme. Les restaurateurs et hôteliers, qui jouent un rôle essentiel dans l’économie et l’attractivité des territoires, continuent de subir de plein fouet une conjoncture dégradée, fait savoir le syndicat. L’Umih plaide par ailleurs pour l’instauration d’un numerus clausus sur les restaurants, afin de limiter les faillites.
Cette tendance préoccupante n’épargne aucun territoire, bien que des disparités régionales apparaissent. L’Île-de-France concentre près d’un quart des pertes (7 507 dirigeants), tandis que la Nouvelle-Aquitaine enregistre une progression inquiétante (+18%). À l’inverse, la Bourgogne-Franche-Comté et la région PACA affichent un léger recul des cessations d’activité.
« Vie bouleversées et territoires fragilisés »
« Les restaurateurs et hôteliers sont des acteurs du quotidien, ils font vivre nos centres-villes, nos villages et notre tourisme. Derrière ces fermetures, ce sont des vies bouleversées et des territoires fragilisés », alerte l’Umih, qui rappelle que chaque perte d’activité fragilise un peu plus le tissu économique et social local.
Déjà bien entamé, le second semestre 2025 s’annonce très incertain. La situation pourrait encore s’aggraver pour de nombreux entrepreneurs du secteur en fonction des arbitrages budgétaires de l’État et de la conjoncture économique.
Hôtellerie-restauration : plus de 4 000 chefs d’entreprise ont perdu leur activité au 1er semestre
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