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La ferveur générée par les Jeux olympiques semble s’être dissipée. Paris et l’Île-de-France n’ont pas retrouvé leur niveau d’avant JO, du côté des hôtels, résidences de tourisme et villages de vacances, selon MKG. Plusieurs métropoles telles que Lille (-27%), Lyon (-10%) ou Marseille (-6%) ont également souffert de la comparaison avec l’an dernier.
Dans le même temps, certaines villes et régions ont tiré leur épingle du jeu. Nice et Cannes affichent des résultats positifs avec +6% cet été et près de +20% sur deux ans. Ces destinations ont été soutenues par des investissements majeurs dans l’offre hôtelière, ainsi que par l’ouverture de nouveaux établissements haut de gamme, relaye le cabinet MKG.
Les littoraux dans leur ensemble ont enregistré une saison positive avec un RevPar en hausse de 5%, justifié à la fois par la fréquentation et une hausse modérée des prix. La montagne signe l’une des meilleures performances (+7,5% tous massifs confondus et +9% dans les Alpes du Nord).
Selon les chiffres de MKG, les régions Normandie et Bretagne se sont également distinguées (+8,5% et +10% de RevPar), bénéficiant à la fois du passage du Tour de France et d’une météo favorable.
Une réalité plus nuancée sur la Bretagne
Si l’on se concentre sur la Bretagne, ces résultats positifs méritent d’être nuancés. L’été a été marqué par des performances inégales. Selon le bilan de Tourisme Bretagne, après un printemps mitigé et un mois de juillet moins dynamique (-2,7% de nuitées), la région a globalement enregistré une stabilité par rapport à 2024 (-1% entre le 1er avril et le 23 août). Toutefois, cette stabilité masque des réalités plus complexes. Plusieurs professionnels constatent une baisse des dépenses sur place, notamment dans la restauration. De plus, la diminution de la clientèle étrangère a eu un impact sur l’activité touristique.
Plus largement, d’après MKG, l’été 2025 a confirmé le dynamisme des destinations secondaires en France. Intérieurs ruraux, villes moyennes et Sud-Est ont gagné en attractivité auprès des clientèles loisirs. À l’international, le même phénomène s’observe, avec Madrid et Barcelone en recul tandis que la côte basque espagnole et l’Andalousie progressent.
Baisse des tarifs et dépenses maîtrisées
Les arbitrages liés au pouvoir d’achat se sont traduits par des dépenses maîtrisées : recul du taux de captage des petits-déjeuners des clients d’hôtels en province (-1,3 point), baisse des recettes dans le segment économique, alors que le haut de gamme et le luxe, soutenus par les clientèles internationales, poursuivent leur croissance.
« Les vacanciers ont tenu à partir mais avec un budget quotidien plus contraint. On observe une volonté forte de préserver les vacances, perçues comme essentielles, tout en ajustant les dépenses annexes », synthétise Vanguélis Panayotis, président du cabinet MKG Consulting. Au final, relève MKG, rapporté à 2003, le marché affiche encore une progression de 5,6% sur les sept premières semaines d’été.
Eté 2025 : une saison morose avec des contrastes régionaux marqués
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