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11 millions de touristes internationaux ont foulé le sol espagnol en juillet 2025. C’est un sommet qui semble, de prime abord, confirmer l’ascension de la destination. L’Espagne avait battu tous les records en 2024, en établissant un pic absolu de fréquentation, avec 93,8 millions de touristes internationaux accueillis – soit une hausse de 10,1% par rapport à l’année précédente. Les recettes avaient, elles, atteint 126,3 milliards d’euros.
Si l’Espagne enregistre toujours une hausse des fréquentations et des nuitées, les chiffres retombent petit à petit. En juillet 2025, les nuitées n’ont augmenté que de 1,8%, selon l’Institut national de statistique espagnol (INE). La fréquentation progresse de 1,6%, avec une baisse dans deux des plus grands marchés émetteurs du pays, la France et l’Allemagne (-3,1% et -4,8% respectivement). Et du Royaume-Uni, l’Espagne n’a vu les arrivées augmenter que de 0,7% – une croissance jugée « dérisoire » par nos confrères d’El País. La demande demeure forte en provenance d’autres marchés : Chine (+17,3%), Portugal (+7,5%), Japon (+7,4%), rappelions-nous toutefois en juillet.
98 millions de touristes en 2025 ?
Au premier semestre, l’arrivée de touristes a augmenté de 4,1% pour atteindre 55,5 millions de voyageurs. Une croissance qui masque toutefois l’affaiblissement net des mois de mai, juin et juillet, qui enregistrent tous des progressions inférieures à 2%.
Des résultats qui, selon le quotidien espagnol, « écartent définitivement la possibilité d’atteindre, pour la première fois, les 100 millions de touristes étrangers en Espagne ». Il faudrait alors s’attendre plutôt à 98 millions d’arrivées en 2025.
Un facteur semble déterminant à cette perte de vitesse – la hausse des prix. Si les dépenses continuent de croître (+6,1% en juillet 2025, comparé à l’année précédente), cette inflation touristique joue en faveur de destinations encore plus abordables. Gagnent alors au change les destinations méditerranéennes (Tunisie, Turquie ou Maroc) et adriatiques (Croatie, Monténégro ou Albanie), selon Juan Molas, président de la Mesa del Turismo, organisation espagnole regroupant plus de cent entreprises du secteur.
Certains chiffrent viennent pourtant contrecarrer cette tendance. Les aéroports espagnols ont par exemple accueilli 63,7 millions de passagers internationaux entre janvier et juillet de cette année, soit une augmentation de 6% par rapport à la même période l’an dernier, d’après les données de Turespaña publiée cette fin août par le ministère espagnol de l’Industrie et du Tourisme.
Sécheresse historique et manifestations
L’Espagne a aussi subi, à l’été 2025, nombre d’aléas climatiques. Une sécheresse historique a entraîné des incendies ravageant plus de 400 000 hectares de forêt. Les infrastructures en ont payé les frais, notamment l’interruption de la ligne à grande vitesse entre Madrid et la Galice pendant sept jours. 50 000 voyageurs en avaient été affectés. Si l’interruption de la ligne Madrid–Galice a surtout affecté les voyageurs espagnols, ce contexte environnemental a pu freiner les arrivées de touristes étrangers.
La communauté autonome la plus touchée par ce coup de frein est la Catalogne, qui a accueilli en juillet 2,35 millions de voyageurs, soit une baisse de 1,1% par rapport à 2024, tout en demeurant la première destination d’Espagne. Les Baléares ont également été pénalisées, la fréquentation de juillet n’ayant progressé que de 0,9%. À l’inverse, l’Andalousie signe la meilleure performance, avec une hausse de 7,9% et 8,3 millions de touristes étrangers sur la période.
En Catalogne, et surtout à Barcelone, les derniers mois ont été marqués par des manifestations anti‑tourisme menées par des collectifs et associations dénonçant la « touristification » de la ville : envolée des loyers et raréfaction du logement, nuisances (bruit, surfréquentation), précarité de l’emploi local et pression environnementale accrue dans un contexte de sécheresse. La communauté autonome et la municipalité avaient ainsi renforcé les taxes visant à contrôler l’afflux de touristes étrangers.
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Tourisme international : l’Espagne ralentit-elle ?
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