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Quel est le bilan de la saison touristique 2025 ? S’il faudra attendre le mois de septembre pour dresser une photographie complète, de premières tendances se dessinent, clairement.
Une clientèle française stable, avec des dépenses en recul
Dans un contexte économique et géopolitique complexe, nombreux sont les professionnels du tourisme qui évoquent une saison mitigée, en raison notamment d’un budget de vacances des Français en berne (-6%). Le ressenti est d’autant plus fort en France que le secteur comptait récolter de beaux fruits un an après la réussite des Jeux olympiques et paralympiques.
Tout en reconnaissant des arbitrages budgétaires », le ministère du Tourisme affiche son satisfecit. La hausse des clients internationaux a compensé la stabilité des visiteurs français. Une augmentation toute relative (+2,5% d’arrivées aériennes versus 2024), mais qui varie selon les opérateurs. Ainsi, Airbnb affiche une progression de 10%, ce qui signifie en creux un gain de part de marché.
Des résultats variables selon les types d’hébergement
Même si l’été qui s’achève n’est pas un millésime exceptionnel, des segments et des régions tirent bien leur épingle du jeu. Le bilan est effectivement à géométrie variable en fonction des types d’hébergement.
L’hôtellerie de plein air, qui représente la moitié des nuitées dans les hébergements touristiques collectifs l’été, affiche de son côté une hausse globale de 2% du nombre de nuitées. Mais là aussi, les gestionnaires de campings ont ressenti une vraie préoccupation au niveau du pouvoir d’achat. Les terrains nus et les campings trois étoiles ont mieux résisté, les terrains Premium un peu moins.
Le secteur hôtelier, lui, reste sur sa faim, avec des restaurants en partie boudés. D’après les données de MKG, la saison estivale s’est avérée difficile pour le tourisme en France, marqué par une baisse de 9,2% du chiffre d’affaires des hôtels, résidences de tourisme et villages vacances par rapport à l’été 2024. Paris et l’Île-de-France n’ont pas retrouvé leur niveau d’avant JO, dans ces hébergements. Plusieurs métropoles telles que Lille (-27%), Lyon (-10%) ou Marseille (-6%) ont également souffert de la comparaison avec l’an dernier. Toutefois, certaines villes et régions ont tiré leur épingle du jeu. Nice et Cannes affichent des résultats positifs avec +6% cet été et près de +20% sur deux ans.
Zoom sur la Bretagne et le Grand Paris
Au niveau des régions, la lecture des performances touristiques n’est pas facile. Souvent, les opérateurs et les fédérations comparent l’été 2025 avec l’été 2024, une année totalement atypique en raison des Jeux olympiques. Or il faudrait idéalement regarder sur deux saisons avant de tirer de vraies conclusions.
La preuve : dans les campings de Bretagne, le nombre de nuitées au cours de l’ensemble de la saison a progressé cette année (+3% à fin août), par rapport à une saison 2024 très décevante (-6 % vs le record de 2023). Mais il reste en recul par rapport à un été 2023 exceptionnel.
L’Office de tourisme de Paris a justement eu la bonne idée de comparer sur deux ans. Résultat : l’été a légèrement marqué le pas en termes de croissance des nuitées touristiques dans le Grand Paris, tous hébergements confondus (-1% sur la période du 1er juillet au 17 août 2025, sur deux ans). Cette moyenne cache toutefois de grands écarts. Toujours dans le Grand Paris, les locations saisonnières type Airbnb s’en sortent nettement mieux (+19% des nuitées du 1er juillet au 13 août, vs 2023). Le taux d’occupation des hôtels, lui, progresse à peine (+1,1 point en juillet 2025 vs juillet 2023).
A l’échelle du pays, les canicules et les fortes chaleurs du printemps ont favorisé des réservations de dernière minute dans les régions du Nord de la France, alors que le Sud avait pris de l’avance.
Recul d’activité dans les agences
Et pour cause, l’été venu, les vacanciers cherchent toujours aujourd’hui des destinations « soleil », en France comme à l’étranger.
Au niveau des agences de voyages, la saison d’été s’est révélée plutôt décevante, tout comme les premières perspectives d’automne. Selon l’Observatoire réalisé par Orchestra pour les EdV, les ventes de séjours en agences de voyages reculent de 8% en nombre de dossiers sur la période juillet-août 2025, en glissement annuel. Au mois de septembre, la dynamique des réservations s’inscrit dans la continuité (-6%).
Parmi les voyagistes et les plateformes, les acteurs des voyages sur-mesure et de luxe tirent mieux leur épingle du jeu, alors que l’entrée de gamme souffre. Des spécialistes des séjours outdoor aussi.
Les compagnies aériennes baissent leurs prix
Dans l’espoir de relancer la demande, les compagnies aériennes baissant leurs prix sur de nombreux axes. Après des mois d’inflation, les tarifs des billets d’avion n’augmentent plus en août, d’après le baromètre Digitrips pour L’Echo touristique.
« Les prix se stabilisent dans un contexte économique sans visibilité », résume Frédéric Pilloud, directeur e-commerce de MisterFly/Digitrips.
In fine, rares sont les opérateurs qui s’estiment très satisfaits de l’été 2025. Parmi eux figure HomeExchange. Depuis près de quatre ans, le spécialiste de l’échange de maisons affiche une croissance annuelle d’environ 40%, dopée par des motivations économiques.
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