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Myriam Guyon, fondatrice de l’agence de Voyages Confidentiels, vient de partager sur LinkedIn un témoignage alarmant. L’hiver dernier, elle est contactée par une femme de 75 ans souhaitant obtenir des nouvelles de sa croisière. Surprise, la responsable ne retrouve aucune trace de cette réservation. Ni dans ses fichiers, ni dans ceux de la compagnie de croisières concernée.
Absence de Siret sur le devis
La cliente affirme pourtant avoir versé un acompte de 15 000 euros. Le devis transmis par la victime révèle l’absence d’un numéro de Siret. Simplement une adresse fictive (10, place Vendôme à Paris), souvent utilisée dans les arnaques. Le verdict est sans appel. La cliente a été victime d’une escroquerie.
Myriam Guyon dénonce une usurpation pure et simple de l’identité de son agence, utilisée pour légitimer une opération frauduleuse. Si elle a pu aider la victime à entamer des démarches judiciaires, les chances de récupérer la somme restent très faibles, l’escroquerie ayant été menée par une entité non enregistrée.
À travers son témoignage, la responsable d’agence alerte sur la recrudescence d’agents de voyages illégaux opérant sous de fausses identités. Elle appelle les voyageurs à la plus grande vigilance : « Avant de réserver vos prochaines vacances, assurez-vous que votre prestataire a bien un numéro de Siret et une licence Atout France (Ndlr : une immatriculation) ». « C’est la garantie que s’il y a un problème, vos fonds sont garantis et vous avez des recours », ajoute-t-elle.
Risque accru avec la prolifération des travel planners
Ce triste exemple relance un débat de fond sur la prolifération des travel planners. Si certains restent dans la légalité en étant simplement des apporteurs d’affaires, d’autres exercent sans numéro d’immatriculation ni assurance. Ils prennent des acomptes clients sans disposer des garanties légales exigées par la loi.
Dans les commentaires suscités par ce témoignage, de nombreux professionnels appellent à une régulation plus stricte. Ainsi qu’un encadrement renforcé de ces pratiques. Frédéric Savoyen, CEO du groupe Elux, insiste sur « la nécessité de combattre farouchement les travel planners qui exercent le métier d’agent de voyages en toute illégalité et font du mal à l’image de notre profession ».
Face aux critiques, l’Association des Travel Planners Engagés (ATPE) rappelle sur Linkedin que le métier, en tant que tel, ne doit pas être confondu avec les pratiques illégales. « Il s’agit d’une arnaque, pas du métier de travel planner ». Et d’écrire « qu’un travel planner ne prend pas d’acompte et ne procède pas à la réservation. Il conseille uniquement », souligne l’organisation, qui veut défendre une approche éthique de cette activité émergente.
Vérification sur le site « Stop Arnaque Voyage »
Pour éviter d’autres cas similaires, Myriam Guyon recommande aux voyageurs de vérifier les prestataires sur la plateforme « Stop Arnaque Voyage », qui recense les structures légalement enregistrées. En cas de doute, elle invite également à contacter directement l’agence via son site officiel. Une bonne façon pour confirmer l’identité du professionnel et la validité de la réservation.
Toujours en lien avec ce témoignage, un internaute rappelle que les arnaques liées au voyage figurent parmi les premiers motifs de plainte recensés par la DGCCRF. Face à des escroqueries de plus en plus sophistiquées – et potentiellement amplifiées par l’essor de l’intelligence artificielle – la profession dans son ensemble appelle à renforcer les actions de prévention et à promouvoir une véritable éducation au numérique.
Arnaque à la fausse agence de voyages : 15 000 euros détournés
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