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Succès indéniable du paysage touristique post-Covid 19, la Polynésie française nourrit de grandes ambitions touristiques. En effet, la destination souhaite attirer 600 000 visiteurs par an d’ici à 2033, soit plus du double du rythme actuel. « Ou l’équivalent en recettes touristiques », indique Hironui Johnston, le nouveau directeur des opérations internationales de Tahiti Tourisme. Mais l’archipel ne court pas après la croissance à tout prix.
Dans la lignée de la stratégie baptisée Fāri’ira’a Manihini, la Polynésie française défend sa vision d’un tourisme « inclusif et durable. Et j’insiste sur le mot inclusif : notre stratégie a été coconstruite avec la population », assure Hironui Johnston. Cette stratégie prévoit donc d’accueillir plus de visiteurs internationaux, sans pour autant défigurer les îles de l’archipel avec d’énormes structures hôtelières flambant neuves.
Une destination plus accessible que jamais
Pourtant, la destination accuse encore un déficit de capacités hôtelières, en tout cas en haute saison. « Nous n’avons pas une offre aussi large qu’il y a 10 ans, c’est vrai. Mais trois nouveaux hôtels seront inaugurés d’ici à fin 2026 (Bloody Mary Bora Bora, Reva Tahiti et Tahiti Lagoon Resort, NDLR), soit 240 chambres supplémentaires », précise Hironui Johnston. « Et, pour l’instant, c’est suffisant. Il n’y a pas assez d’hôtels pour développer nos marchés en haute saison, mais il y en a assez au regard de la population. »
Pourtant, la destination est plus accessible que jamais. « Depuis 2017 et l’arrivée de Frenchbee et de United, malgré la pandémie pendant laquelle notre gestion de crise a été saluée, la Polynésie est une destination très attractive », se réjouit Hironui Johnston. Pour ce spécialiste des marchés anglophones, ces indicateurs sont de nature à « rassurer les investisseurs », y compris localement (le parc hôtelier polynésien appartenant majoritairement à des Polynésiens).
Mais aussi des opérateurs qui permettent d’augmenter rapidement les capacités d’accueil. « Les compagnies de croisières sont un levier de croissance évident. La compagnie américaine Windstar Cruise, qui a déjà un voilier de 148 personnes positionnés dans l’archipel, va y rajouter le Star Breeze, un navire pouvant accueillir 312 passagers. Aranui va bientôt prendre possession de son deuxième cargo-mixte, et Ponant positionnera le Jacques Cartier, en saison, en plus du Paul Gauguin ».
Pas plus de 31 000 touristes par mois
En ajoutant le yachting, « un segment qui attire de plus en plus de marques« , la croisière permettra d’accueillir environ 1 000 touristes supplémentaires par départ à l’archipel en 2026. « C’est comme ça qu’on entend développer le tourisme dans les prochaines années. Notre capacité d’accueil va s’accroître. Certains trouveront peut-être que le rythme est lent, mais il est adapté pour que la population absorbe ces nouveaux flux touristiques. Le bonheur des Polynésiens, c’est aussi ce qui fait l’identité de notre archipel », estime Hironui Johnston.
Comme d’autres destinations, la Polynésie mise plutôt sur les marchés émergents (Chine, Japon, Nouvelle-Zélande…) et leur saisonnalité différente pour doper sa fréquentation touristique. « Nous allons aussi accompagner les pensions de famille qui souhaitent être habilitées à recevoir la clientèle internationale », explique Hironui Johnston. Actuellement, une trentaine de ces établissements – sur 298 enregistrés – seulement est autorisée à accueillir les touristes étrangers.
Du Royaume-Uni à la Scandinavie en passant par l’Australie : les marchés à fort potentiel sont nombreux pour la Polynésie française. « Nous pouvons accueillir 31 000 personnes par mois, maximum. C’est ce que nous faisons en juillet. En janvier, nous n’en accueillons que 12 000 à 14 000. La marge de progression est importante », conclut Hironui Johnston.
En 2025, la Polynésie française a accueilli « entre 270 et 275 000 » visiteurs étrangers. La France représente environ 35% de ces visiteurs, derrière l’Amérique du Nord (43%).
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