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« Il y a 10 à 15 ans, tous les territoires ont créé leur marque d’attractivité », a souligné Jessica Viscart, directrice adjointe de Tourisme Bretagne, lors du récent colloque Organic Cities organisé par Villes Vivantes à Rennes. « Aujourd’hui, nous ne pouvons pratiquement plus parler d’attractivité. » Le thème serait péché, compte tenu de l’émergence du surtourisme.
Autant de touristes qu’à Barcelone
La Bretagne accueille chaque année 17 millions de visiteurs, soit autant qu’à Barcelone mais sur un terrain de jeu autrement plus grand, a-t-elle souligné en préambule.
Pourtant, au printemps 2024, la région avait fait le compte et dénombré 400 articles sur le tourisme breton. Des médias français et étrangers ont notamment relayé la mise en place, pendant la saison estivale, d’une jauge sur l’île de Bréhat, dans les Côtes-d’Armor. Une solution plutôt rare pour une île française.
Cette médiatisation de la surfréquentation en Bretagne irrite la directrice adjointe de Tourisme Bretagne. « La notion du surtourisme est devenue à la mode. Du jour au lendemain, le tourisme est devenu le mal. »
Le tourisme breton stable depuis 20 ans
Pour Tourisme Bretagne, l’explosion des touristes en Bretagne relève pourtant du mythe. En témoigne le graphique ci-dessous, montrant une stabilité du nombre total de nuitées depuis au moins vingt ans. Reste à savoir si ces chiffres incluent les longs séjours chez les amis et dans la famille, en forte croissance depuis 2019, toutes régions confondues.
Trois publics différents composent les visiteurs en Bretagne, concentrés à 80% sur le littoral : les excursionnistes, les résidents et les touristes.
Pas de promotion des îles l’été
Quand on l’interroge sur les efforts pour désaisonnaliser, Jessica Viscart reste convaincue des vertus du secteur, sur le plan économique et social. « Les Bretons sont satisfaits du développement touristique de la région mais nous restons très vigilants. » La destination continue ainsi de travailler sur son attractivité, sans promouvoir les îles l’été par exemple.
Le dérèglement climatique devrait d’ailleurs doper le tourisme breton dans les prochaines années. La multiplication des canicules pourrait renforcer la tendance coolcation (pour « vacances à la fraîche »), observée par les campings français cet été.

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La Bretagne fait les comptes, 400 articles sur le surtourisme
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