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Madagascar s’embrase. Depuis le 25 septembre, l’île est secouée par d’importantes manifestations faisant suite aux nombreuses coupures d’électricité et d’eau qui exaspèrent la population. Mais les motifs de contestation sont désormais bien plus larges. Et la réponse des autorités a été très sévère.
« Au moins 22 personnes ont été tuées et plus d’une centaine blessée », affirme le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme. « Parmi les victimes figurent des manifestants et des passants tués par des membres des forces de sécurité. Mais aussi d’autres tués lors des violences et des pillages généralisés qui ont suivi, perpétrés par des individus et des gangs sans lien avec les manifestants », poursuit le texte du Haut-Commissaire, Volker Türk, qui se dit « choqué » par la « réponse violente des forces de sécurité ».
Les manifestants réclament la démission du président
Contesté personnellement, le président de Madagascar, Andry Rajoelina, a annoncé lors d’une allocution solennelle lundi soir « mettre fin aux fonctions » de son gouvernement, y compris de l’indéboulonnable Christian Ntsay, Premier ministre depuis 2018, quand il avait été nommé par le précédent président. Plus nombreux que lors du dernier rassemblement samedi et pour beaucoup vêtus de noir, les manifestants, partis de l’université d’Antananarivo, ont scandé lundi des chants appelant à la démission du président.
Ancien maire d’Antananarivo, Andry Rajoelina, 51 ans, s’était installé une première fois au pouvoir de 2009 à 2014 à la faveur d’un coup d’Etat faisant suite à un soulèvement populaire. Il s’est ensuite fait élire en 2018 puis réélire en 2023 lors d’un scrutin contesté. Un des mots d’ordre affichés désormais par la Gen Z via ses canaux est « Rajoelina, dégage » (« Miala Rajoelina »).
Des pillages à Antananarivo
Le mouvement Gen Z reprend à son compte le drapeau pirate tiré du manga « One Piece ». Un signe de ralliement déjà vu en Indonésie ou au Népal lors de récents mouvements de contestation. Il s’est baptisé en référence à la génération des personnes nées entre la fin des années 1990 et le début des années 2010.
Après la première manifestation de jeudi, Antananarivo a été livrée à des pillages toute la nuit, sans rencontrer d’opposition des forces de l’ordre. La mobilisation est aussi particulièrement suivie dans le nord, à Antsiranana. Des rassemblements sont signalés à Fianarantsoa (centre du pays), Toliara (sud) et Toamasina (est).
Plusieurs compagnies suspendent leurs vols à l’arrivée et au départ de Madagascar
Face à cette situation, le Quai d’Orsay recommande « de reporter tout projet de voyage vers Madagascar sauf raison impérative ». L’aéroport international de Tananarive est opérationnel et accessible. Mais plusieurs compagnies aériennes ont suspendu leurs vols à l’arrivée et au départ de Madagascar. Il convient par conséquent de se rapprocher des compagnies aériennes afin de s’assurer du maintien et des heures de vol.
Des informations mises à jour sont aussi disponibles sur le site Internet de l’Ambassade française à Madagascar, ou sur sa page Facebook. Il s’agit des manifestations les plus importantes depuis la période précédent l’élection présidentielle de 2023. Boycotté par l’opposition, le scrutin avait attiré la participation de moins de la moitié des électeurs inscrits.
En dépit de ses richesses naturelles exceptionnelles, Madagascar reste l’un des pays les plus pauvres de la planète. Près de 75% de la population vivait sous le seuil de pauvreté en 2022, d’après la Banque mondiale.
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