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Et si La Compagnie n’en était qu’au début de son histoire ? Douze ans après avoir tenté le pari du 100% business vers New York, le transporteur français opérant depuis Paris, Nice et Milan, s’apprête à changer de dimension avec les arrivées prévues, en 2026 puis en 2028, d’un troisième puis d’un quatrième Airbus A321. De quoi donner à sa direction des envies d’ailleurs, notamment en regardant (depuis l’Europe) vers l’Est, mais aussi vers l’Ouest des États-Unis.
De Paris vers l’Asie ?
Depuis 2019, La Compagnie opère ses vols transatlantiques avec deux A321neo accueillant 76 sièges business. En décembre 2026, un troisième avion rejoindra la flotte. « Ce sera un A321LR, capable de franchir 4600 milles nautiques. Il nous permettra d’ouvrir une nouvelle ligne au départ de New York vers une autre capitale européenne », confie à L’Echo touristique Christian Vernet, PDG du transporteur aérien fondée en octobre 2013 par Frantz Yvelin et Peter Luethi. Londres, Amsterdam, Rome ? « Nous travaillons encore sur notre choix, la décision est pointue et demande beaucoup de temps », répond le PDG.
Un quatrième appareil, un A321XLR cette fois, est d’ores et déjà prévu pour 2028. Avec une autonomie encore étendue, il ouvrira de nouvelles perspectives. « Nous allons encore gagner en range et pourrons atteindre des destinations encore plus lointaines que celles que l’on touche aujourd’hui », poursuit Christian Vernet.
À savoir, d’abord : l’Ouest des États-Unis. « Mais nous avons aussi un intérêt vers l’Est depuis l’Europe, vers des destinations peut-être plus touristiques, plus éloignées, et qui touchent des marchés très CSP+ », révèle le PDG, plus évasif.

Objectif croisière
Parallèlement, un nouveau segment attise l’intérêt du transporteur : le marché des croisiéristes. « Nous avons un module parfait pour ce genre d’activité. Mais pas pour certains opérateurs européens avec des bateaux de 6000 places. Nous pensons à des choses plus confidentielles. »
De là à imaginer un partenariat avec Ponant ? « Il y en a d’autres auxquels nous pensons, mais oui, Ponant en fait partie », répond le PDG. « Bientôt, nous pourrons opérer des vols de 11 heures sur des destinations à fort intérêt pour ces acteurs », ajoute-t-il.
Un positionnement solide, malgré les vents contraires
Depuis le Covid, La Compagnie a ajusté son offre. Plutôt que deux vols quotidiens entre Paris et New York, elle n’en maintient plus qu’un, tout en développant d’autres axes : Milan-New York depuis avril 2022, et Nice-New York chaque été en saison (avril à septembre).
Sur le plan économique, malgré une tension tarifaire persistante sur l’axe transatlantique, la compagnie parvient à tirer son épingle du jeu. « Nous avons ressenti un tassement de la demande au printemps dernier, notamment sur le deuxième trimestre, avec un contexte d’inflation, de fortes contraintes d’émigrations, et une forme de désintérêt passager pour les États-Unis. Mais l’hiver dernier a été excellent, et la tendance repart à la hausse pour les mois à venir. Malgré les conditions externes, la robustesse de notre produit et notre positionnement nous protègent », assure la direction, qui indique augmenter légèrement son offre de siège sur l’hiver à venir par rapport à 2024.
Avec un positionnement robuste, une marque bien identifiée, une clientèle fidèle et des prestations différenciantes – comme un lounge désormais en propre à New-York –, La Compagnie semble avoir trouvé sa vitesse de croisière. Rentable depuis 2022, elle prévoit un exercice 2025 « encore plus favorable » que l’année précédente.
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