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Dans cet ouvrage réunissant des articles compilés par le Collectif Paysages de l’après-pétrole, il est question de solutions, d’engagements et de transformations profondes. On le sait, le climat se réchauffe, les experts le clament, le réel le démontre, et pourtant, peu de décisions courageuses à inscrire sur le tableau politique pour aller vers l’adaptation et le changement. Malgré tout, la recherche n’est pas muette, de nombreuses initiatives existent déjà, autant de démarche conjuguant agroécologie, urbanisme environnemental et savoir paysager. Cet ouvrage découpé en cinq grandes thématiques tissant un itinéraire de l’alerte aux territoires pionniers permet de prendre conscience de tout ce qui est déjà à l’œuvre sur notre territoire, que l’on parle de paysages révolus, de motifs paysagers d’avenir ou d’itinéraires après-pétrole.

Parler de paysage, c’est découvrir combien ce terme comprend de déclinaison et d’acception. Si, comme l’atteste Odile Marcel et Jean-Pierre Thibault, il est « souvent réduit, en France, aux produits des jardineries, quand il n’est pas confondu avec différents clichés identitaires… », il apparait à travers les pages qu’il peut autant évoquer un patrimoine sonore révélant la bonne santé de la biodiversité, le lien avec l’alimentation dans un paysage-paysan qui redonne gout à nos assiettes, la gestion environnemental du milieu, mais aussi les paysages de l’énergie, de l’après-pétrole, de l’invasion publicitaire, un paysage qui compte ses franges, ses lisières, ses échappées et ses détours.
L’ouvrage se parcourt alors comme une mappemonde. On peut y privilégier l’approche voyageuse en optant pour les articles qui parlent à nos parcours plus personnels. On part alors en Catalogne avec Pere Sala, directeur de l’Observatoire du paysage de Catalogne, qui analyse combien les paysages émergents peuvent engendrer de nouveaux imaginaires, rappelant combien les périphéries des villes peuvent être ingrates et combien il importe à présent « de considérer les franges comme des espaces d’opportunité, porteurs de valeur pour les villes comme pour leurs environnements ruraux ». Professeur à l’Ecole nationale supérieure de paysage, Patrick Moquay s’intéresse quant à lui à Oléron et au paysage en arrière-plan de cette « île de paysans plus que de marins… ».
On peut aussi préférer une approche plus thématique, avec la nature en fer de lance qui nous mène sur les traces de motifs paysagers d’avenir, avec un article sur les paysages sous-marin du parc national des Calanques, un autre sur les lisières forestières, d’autres encore sur l’agroécologie en viticulture, le sentier littoral, la ville devenue plantation, etc. Enfin, il y a les outils (carte narrative, trajectoire ZAN, plans de paysage) et les territoires pionniers, tel l’article de Roger Goudiard (Economiste du développement) sur le Grand Site de Bibracte et la démarche paysagère de Bruno Latour ou celui la paysagiste Marion Bruère nous amenant jusqu’en Amazonie pour appréhender la préservation des droits des peuples traditionnels et de leur territoire. On le voit, le paysage est partout, véritable enjeu de territoire et d’habitabilité. Un nouveau défi pour l’embellie écologique dont a bien besoin notre planète !

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