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En 1981, quand le gouvernement français créait le ministère du Temps libre, la volonté politique était clairement affichée : l’accès aux loisirs et aux vacances devait désormais s’inscrire dans le champ des droits sociaux. À cette époque, de nombreux centres de vacances quadrillent l’Hexagone. Certains datent déjà d’une trentaine d’années quand d’autres, flambant neufs, incarnent ce qui se fait de mieux en matière de tourisme populaire. Aidées par l’État, via différents dispositifs, et par leurs entreprises, des millions de familles françaises découvrent les joies de la plage, des sports d’hiver ou des randonnées en montagne dans ces structures.
Les centres de vacances font grise mine
Mais les temps changent. Quarante ans après cette époque quasiment dorée, les centres de vacances font grise mine. La question du patrimoine est même au cœur des problématiques qu’ils doivent affronter. « Les opérateurs, et notamment les associations, n’ont plus les capacités d’autofinancement pour rénover ces établissements », pose Gilles Caire, maître de conférences HDR de sciences économiques à l’université de Poitiers.
L’agrégé de sciences sociales, spécialiste, entre autres, des questions liées au développement des associations de tourisme social et solidaire, pointe du doigt l’arrêt de l’aide à la pierre pour les villages de vacances et centres de tourisme social (1994), qui complique dès lors tout projet de rénovation. « Il faut toutefois rappeler que le tourisme social ne se limite pas au tourisme du social, ajoute Lilian Nobilet, le délégué général de l’Union nationale des associations de tourisme et de plein air (Unat).

C’est un pan du tourisme qui s’inscrit dans l’économie sociale et solidaire. C’est-à-dire qu’il fonctionne avec des conventionnements démocratiques internes et externes et, surtout, dans une logique non lucrative. » Mais, bien que non lucratif, ce pan du tourisme n’échappe pas à la hausse des coûts et à l’inflation.
La rénovation, un enjeu majeur pour le secteur
Au tournant des années 2000, et alors que les attentes des clientèles deviennent de plus en plus élevées, le fossé commence à se creuser. « Les plus grands opérateurs ont commencé à vendre certains villages pour financer la modernisation des plus performants », note Gilles Caire. « La rénovation du patrimoine est l’un des enjeux majeurs du tourisme social, appuie Vincent Le Masson, directeur Stratégie, Ingénierie et Communication chez VVF. 60 % des sites que nous exploitons sont détenus par des collectivités. Lourdement endettées, elles ont de plus en plus de mal à financer ces projets.
« Bien que non lucratif, ce pan du tourisme n’échappe pas à la hausse des coûts et à l’inflation »
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[ENQUÊTE] Le tourisme social existe-t-il encore ?
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