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Un voyage peut virer au cauchemar en cas de vol de passeports et autres effets personnels. Cécile et Philippe*, deux touristes français, l’ont expérimenté en Afrique du Sud, heureusement sans violence. Leur mésaventure leur aura coûté entre 3000 et 4000 euros.
Vol sur un parking
Début août, le jeune couple avait garé sa voiture de location sur un parking sécurisé, au pied de Table Mountain, joyau touristique sud-africain surplombant Le Cap (Afrique du Sud). « Il y avait un agent de surveillance, nous étions en confiance », explique-t-il.
Mais le coffre sera finalement forcé. Envolés les valises contenant vêtements, ordinateurs, appareils photo, passeports, billets d’avion. Nous sommes le mardi 5 août, le jour même où les Français devaient quitter le pays.
Le service d’urgence du Consulat, mentionné sur le site du Quai d’Orsay, va leur prêter main forte, par téléphone. Cécile et Philippe dormiront à l’hôtel, le consulat leur délivrera ensuite un laisser-passer pour rentrer en France. Ce document provisoire ne leur suffira pas pour enchaîner – comme initialement prévu – avec un séjour à l’île Maurice. « Si c’était à refaire, nous prendrions le Red Bus pour Table Mountain, un taxi ou un Uber », confient-ils.
Résultat : entre les billets d’avion modifiés et achetés et les réservations d’hôtels perdus, les affaires personnelles, le couple aura perdu 3000 euros à 4000 euros. Avec le recul, il préfère toutefois positiver. « Nous avons effectué un beau voyage. Nous sommes contents d’avoir découvert l’Afrique du Sud en autonomie. Mais nous saurons désormais qu’il faut rester vigilant, même dans un environnement qui nous semble sécurisé. »
Afrique du Sud : ce que dit le Quai d’Orsay
De cette mauvaise expérience, le couple retient aussi qu’il faut garder les passeports avec soi. Et idéalement laisser ses affaires personnelles dans un service de bagagerie.
Sur l’Afrique du Sud dans son ensemble, que dit le Quai d’Orsay, dans ses conseils aux voyageurs ? « Le taux de criminalité en Afrique du Sud est très élevé. (…) Les agressions contre les touristes, principalement motivées par le vol de leurs biens matériels ou objets de valeur, peuvent s’accompagner de violences graves (vols sous la menace de couteaux, d’armes à feu, piratages de voitures, viols, meurtres, etc.) », explique-t-il. Une forte augmentation des vols et agressions dont ont été victimes nos compatriotes (touristes ou résidents) a été constatée dans la région de Johannesburg mais également dans les provinces du Cap occidental et du Cap oriental. »
Et le ministère des Affaires étrangères d’ajouter : « des agressions ont eu lieu sur le site de Table Mountain et Lion’s Head : randonner en groupe, jamais seul ». Une invitation à découvrir le site avec un petit groupe organisé, par exemple, par une agence réceptive. De son côté, L’Echo touristique mentionnait déjà, fin 2023, une hausse des violences (lire l’article Afrique du Sud : recrudescence des attaques visant les touristes sur Table Mountain au Cap).
Car-jackings aux Etats-Unis
Mais l’Afrique du Sud est loin d’avoir le monopole des braquages de voiture… Les « car-jackings », infractions particulièrement traumatisantes pour les victimes, font aussi florès aux Etats-Unis.
Des clients suisses de Christelle Brugier, responsable de l’agence Selectour Orelis Voyages à Gif-sur-Yvette (78), en ont fait les frais l’été dernier. « La famille démarrait un roadtrip. Elle a décidé de manger dans un restaurant à Laughlin avant de rejoindre son hôtel. Mais une fenêtre de leur voiture a été fracturée. Les voleurs ont pris les valises, les ordinateurs et les passeports. »
La chef d’agence prendra rendez-vous à Las Vegas afin d’aider les voyageurs à poursuivre leur roadtrip comme prévu.
Ses clients avaient toutefois fait preuve d’imprudence, les ordinateurs des enfants restant visibles. « Il ne faut jamais tenter les voleurs, rappelle Christelle Brugier. Aux Etats-Unis, il y a une recrudescence des braquages. »
De fait, le Quai d’Orsay appelle à la vigilance, notamment dans et aux abords des grandes villes. « Les États-Unis d’Amérique sont parmi les pays les plus sûrs », insiste-t-il dans ses conseils aux voyageurs. Mais « une hausse des vols de véhicules en marche avec violences et menaces, parfois à l’aide d’une arme (« car-jackings »), est constatée dans la plupart des grandes villes américaines ». « A San Francisco, il est vivement conseillé de ne strictement rien laisser dans les véhicules – même dans les coffres – en stationnement sur la voie publique : les bris de vitre pour voler des sacs laissés dans les véhicules sont particulièrement fréquents. »
Ailleurs dans le monde
D’autres pays touristiques font l’objet de mises en garde, partout dans le monde.
Au Brésil, « les touristes sont régulièrement victimes de vols, parfois avec violences ». Au Mexique, les déplacements par la route comportent « plusieurs risques » comme le risque d’accidents de la route ou d’agressions. Le Quai d’Orsay recommande d’ailleurs de prendre une assurance multirisques.
L’Europe n’est pas épargnée. En Italie par exemple, « les vols à la tire sont fréquents dans les grandes agglomérations », rappelle le ministère des Affaires étrangères. Les voyageurs doivent se montrer particulièrement vigilants dans les lieux et attractions touristiques, les hôtels, les restaurants et les bars, les plages.
Recommandations
Difficile de dresser une liste exhaustive des pays les plus à risque, laquelle peut évoluer dans le temps. Très souvent, ce n’est d’ailleurs pas le pays dans son ensemble qui comporte des risques, mais des villes et des sites en particulier.
De manière générale, avant de partir, le meilleur réflexe consiste à consulter les conseils aux voyageurs du site du ministère, classés par pays. Outre des recommandations dans la rubrique « sécurité », le Quai d’Orsay délivre des numéros utiles en cas de souci. Les agences de voyages expérimentées délivrent également de bons conseils.
S’agissant des effets personnels, objets de valeur et passeports, mieux vaut les mettre à l’abri à l’hôtel. Et rester sur ses gardes, sans tomber dans la paranoïa.
Christelle Brugier, de l’agence Orelis Voyages, recommande aussi de prévoir des copies des pièces d’identité et surtout de se protéger. « On ne voyage plus sans une bonne assurance multirisques », estime-t-elle.
*prénoms fictifs pour garder l’anonymat des deux voyageurs français
Sécurité en voyage : où les touristes sont-ils le plus exposés aux vols ?
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