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Dans une année post-olympique, le secteur a connu un rééquilibrage entre juillet et août. Selon Vanguélis Panayotis, la saison a commencé plus sereinement que l’an passé. « L’été 2024 avait été freiné par le contexte politique. Les Français étaient restés voter pour les législatives. En 2025, le mois de juillet a affiché de bons résultats. Le RevPar est en hausse de 12% entre le 1er et le 23 juillet. »
Paris a bénéficié d’un surcroît d’attractivité lié aux Jeux olympiques et paralympiques en attirant une clientèle internationale long-courrier, notamment sur le segment haut de gamme.
Marseille, qui avait accueilli des épreuves, n’a en revanche pas profité d’un effet prolongé.
Chaleurs et réorientation des flux
En août, la dynamique est plus nuancée. Les dix jours de canicule ont entraîné des réorientations de flux. Notamment vers la montagne et les destinations moins exposées aux fortes chaleurs. Un signe de plus montrant que la flexibilité devient une norme dans le choix des vacances.
Le cœur du marché, constitué des clientèles françaises et européennes (plus de 70% des visiteurs en France), a montré des arbitrages clairs face aux contraintes budgétaires. « Moins de parasols à Palavas-les-Flots, plus de monde sur les yachts à Monaco », résume Vanguélis Panayotis, soulignant que le luxe a bien résisté, tandis que les classes moyennes ont privilégié des solutions plus abordables telles que l’hôtellerie de plein air, les locations meublées ou destinations alternatives.
Si les terrasses et restaurants ont souffert d’une forte baisse de fréquentation, l’hôtellerie n’a pas connu d’effondrement. « La saison est comparable à 2023, qui était excellente, mais sans l’élan que l’on espérait en sortie des Jeux », précise le président de MKG.
Coolcation et prolongation de saison
Au-delà de l’impact conjoncturel, de nouvelles tendances se dessinent. Le phénomène de la Coolcation (contraction de « cool », frais, et « vacation », vacances), ces vacances dans des zones tempérées (Nord de la France, Normandie, Alsace, Scandinavie, Royaume-Uni, Irlande…), « séduit particulièrement les jeunes générations, à la recherche d’expériences plus culturelles et moins centrées sur la seule plage », remarque l’expert. Un choix qui répond aussi à des préoccupations économiques, ces destinations offrant souvent un meilleur rapport qualité-prix.
Dans le même temps, la saison estivale continue de s’étendre, de début juin à fin septembre. Avec un glissement vers les ailes de saison, en particulier septembre. « On observe un écart de prix allant jusqu’à 30% entre la haute saison estivale et la mi-septembre, ce qui incite ceux qui le peuvent à décaler leurs séjours », relève Vanguélis Panayotis.
Hôtellerie : un été 2025 comparable à 2023, « sans l’élan » attendu des JO selon Vanguélis Panayotis
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