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Si le bilan touristique de la destination France reste contrasté et mitigé, la location saisonnière poursuit son essor. A la fin du mois de juin, ses carnets de réservations affichaient une progression de 16% sur la période juin-août, par rapport à 2024, selon le bilan du ministère en charge du tourisme. Ce chiffre s’appuie sur FTO-LightHouse, qui a constaté un volume de nuitées vendues en augmentation de 14% entre janvier et avril 2025 dans l’ensemble des régions.
Autrement dit, la croissance des locations saisonnières dépasse largement la dynamique enregistrée par les hôtels, les campings et les résidences de tourisme. Les acteurs de type Airbnb prennent des parts de marché.
« Eviter les abus », selon Nathalie Delattre
Au regard notamment de cette photographie, faut-il davantage réglementer la location saisonnière en France ? « Les locations saisonnières font partie d’un ensemble d’offres de logement diverses sur le territoire, bénéfiques pour notre attractivité et pour le confort des touristes », répond à L’Echo touristique Nathalie Delattre, la ministre déléguée chargée du Tourisme.
Et la ministre d’ajouter : « Il y a certains territoires où les logements saisonniers répondent à un vrai besoin, et d’autres où il y a effectivement des abus qui pèsent sur les riverains et sur les acteurs du tourisme locaux. Il est donc nécessaire de savoir mettre en place une différenciation entre ces deux cas de figure pour être en phase avec les besoins des territoires. L’objectif n’est pas de faire des règles à outrance mais d’éviter les abus. »
Un tournant en 2024 avec la loi Le Meur-Echaniz
La loi Le Meur-Echaniz du 19 novembre 2024 a déjà accéléré la régulation de la location de meublés touristiques », en rendant « le pouvoir aux maires », selon la ministre.
Les édiles peuvent notamment soumettre à autorisation toute nouvelle location en meublé touristique, même s’agissant d’une résidence secondaire. Libre aussi à eux de limiter le nombre d’autorisations délivrées et de voter un PLU définissant des zones où les nouvelles constructions devront obligatoirement être des résidences principales. Et surtout, les municipalités peuvent réduire la durée maximale de location d’une résidence principale de 120 à 90 jours. C’est ce qu’ont acté Paris et Marseille.
Les règles sont à géométrie variable en fonction des maires. Dans de nombreuses villes (Annecy, Aix-en-Provence, Biarritz, Bordeaux, Cannes, Lyon, Nice, Paris, Strasbourg, Toulouse, Tours…), les propriétaires doivent par exemple demander une autorisation de changement d’usage puis déclarer leur meublé de tourisme.
Une nouvelle obligation en 2026
La France corsette, année après année, ses réglementations. Ainsi, à partir de mai 2026, toute location touristique devra être enregistrée par le loueur sur un site officiel, quelle que soit la plateforme utilisée. « Cela permettra aux collectivités d’avoir une vue globale et unique pour chaque logement et d’éviter les contournements », souligne Nathalie Delattre.
Reste à savoir si la France se contentera de son arsenal actuel de mesures ou ira plus loin, encouragée par le puissant lobbying hôtelier.
Destinations historiques d’Airbnb, au même titre que Paris, New York et Barcelone ont décidé de mettre un terme aux locations saisonnières, et sont scrutés par le monde entier. Deux ans après l’interdiction à New York d’Airbnb et des autres opérateurs de locations à court terme, « il est plus difficile que jamais de trouver un appartement à louer dans la ville », explique le Wall Street Journal dans un récent article. « La répression d’Airbnb à New York, en vigueur depuis deux ans, n’a pas amélioré l’offre de logements », assure le quotidien américain.
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Locations type Airbnb : faut-il davantage les réglementer en France ?
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