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Depuis ce printemps, un nouveau projet de liaisons transmanche se dessine pour contester la domination d’Eurostar entre Londres et le continent. Après Trenitalia et Virgin, la start‑up britannique Gemini Trains a officialisé en mars son ambition de lancer des services à grande vitesse via le tunnel sous la Manche. Fin août, son directeur général Adrian Quine a précisé les contours de son plan dans un entretien à Métro, confirmant un horizon de mise en service « dès 2029 », sous réserve d’autorisations et d’accès industriels.
Départs depuis Stratford International
Le cœur de la stratégie repose sur des départs depuis Stratford International, à l’est de Londres, plutôt que depuis Saint Pancras. En organisant ses départs depuis Stratford, Gemini Trains promet une expérience en gare améliorée, loin de l’affluence de Saint Pancras. Les premières destinations visées sont Paris, Lille et Bruxelles, avant une extension envisagée vers Cologne. La start-up entend permettre la réservation directement dans l’application Uber, déjà utilisée au Royaume‑Uni pour les billets de train intérieurs et d’autres mobilités.
Le projet reste tributaire d’éléments clés : l’accès au centre de maintenance Temple Mills d’Eurostar – pour lequel une demande a été déposée auprès du régulateur britannique ORRD, la capacité des dépôts en région londonienne et les délais d’acquisition du matériel roulant, souvent compris entre deux et cinq ans. Gemini plaide aussi pour un deuxième dépôt dédié aux trains internationaux, estimant que cela permettrait de mieux exploiter la capacité de l’axe du tunnel.
De Manchester à Marseille
Adrian Quine affiche une ambition au‑delà du seul Londres. « Je pense que ce serait formidable de pouvoir acheter un billet de Manchester à Marseille, de Birmingham à Bruxelles, ou de Peterborough à Paris », déclare‑t‑il à Métro.
Le contexte concurrentiel s’étoffe des intentions de plusieurs acteurs, dont Virgin ou Trenitalia, qui visent également des liaisons via la Manche. L’arrivée d’un nouvel opérateur pourrait, à terme, accroître le choix pour les voyageurs et exercer une pression favorable sur les prix et la qualité de service. Mais l’échéance de 2029 dépend d’un enchaînement d’autorisations réglementaires, d’accords d’accès aux infrastructures et d’une exécution industrielle sans retard.
À ce stade, l’annonce faite il y a quelques mois se précise surtout sur le plan opérationnel : faire de Stratford un point d’entrée vers l’Europe, proposer des liaisons directes vers Paris, Lille et Bruxelles, et intégrer la réservation à l’app Uber, dans l’objectif de rogner le quasi‑monopole d’Eurostar.
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