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Exotismes a fait des développements technologiques l’un des moteurs de sa croissance. « Nous utilisons l’intelligence artificielle depuis plus de dix ans désormais », s’enorgueillit Julien Cisneros, le directeur général du voyagiste et monsieur « Tech » d’Exotismes. Devis généré par lecture automatique des mails, collecte des données et création d’un voyage sur-mesure en quelques clics : la technologie permet « un gain de productivité dépassant les 30% », chiffre Didier Sylvestre, directeur général adjoint en charge du commercial.
Mais elle atteint parfois ses propres limites. « Malgré les avancées majeures en matière d’IA, et à la suite d’une réflexion approfondie sur le sujet, nous avons établi un constat indéniable : l’humain reste irremplaçable. Les erreurs d’interprétation sont nombreuses », indique Gilbert Cisneros, le cofondateur d’Exotismes. Pour le voyagiste, pas de rétropédalage en vue : la technologie demeurera un pilier de son modèle économique. Le TO veut plutôt « trouver le juste équilibre, c’est à dire préserver et renforcer la dimension humaine tout en capitalisant sur les gains d’efficacité apportés par la technologie ».
L’environnement B2B d’Exotismes « ressemble de plus en plus à Amazon »
Concrètement, cela peut se traduire par le lancement d’un nouveau « tunnel de ventes », explique Didier Sylvestre. Toujours aussi efficace, la nouvelle version de la plateforme dédiée aux agents de voyages adopte les codes du e-commerce généraliste. « Notre environnement B2B ressemble de plus en plus à Amazon, Fnac.com, etc… « , illustre Didier Sylvestre. « Avec un objectif clair : simplifier les ventes des agents de voyages qui sont de plus en plus complexes », complète Julien Cisneros.
L’outil sera présenté à l’IFTM et, dans les semaines et mois qui viennent, par les neufs commerciaux d’Exotismes qui quadrillent l’Hexagone. Cette année, plus de 70 événements ont été organisés dans les villes moyennes (moins de 100 000 habitants), « les plus dynamiques, encore plus celles au nord de la Loire », précise Didier Sylvestre. Les grandes villes ne sont pas en reste avec une douzaine de rendez-vous commerciaux. « Au total, nous aurons rencontré 2 000 agents de voyages », se réjouit le directeur commercial.
« On se dirige vers une année frustrante »
De bon augure pour un tour-opérateur historiquement tourné vers le B2B (94% du chiffre d’affaires). Et pour défendre ses places fortes auprès des 3 000 agences partenaires face à la concurrence, toujours plus affûtée. En 2024, Exotismes a réalisé la majorité de son chiffre d’affaires en Guadeloupe (21%), en Martinique (18%), à l’Île Maurice (16%), en République dominicaine (12%) et à la Réunion (9%). Le TO dégage, à l’issue de l’exercice, un résultat net supérieur à 9,2 millions d’euros. « Finalement, 2024 aura été au niveau de 2023, qui était une année exceptionnelle », commente Gilbert Cisneros. Dont le regard est par ailleurs déjà tourné vers 2025.
Comme l’année dernière, de nombreux éléments extérieurs pourraient impacter l’appétence des Français pour les voyages (instabilité politique, conflits internationaux, inflation…). L’épidémie de chikungunya à La Réunion (-24%), les manifestations contre la vie chère aux Antilles (-19%) ont ralenti l’activité au premier semestre, mais d’autres destinations ont compensé (République dominicaine, Mexique…).
« On se dirige sans doute vers une année frustrante, c’est-à-dire une année positive mais qui aurait pu être exceptionnelle si on avait pu appuyer sur l’accélérateur », conclut Gilbert Cisneros.
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