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« Nous avons beaucoup changé », proclame Grégory Mavoian, réélu pour trois ans à la tête de Manor en juin dernier. Depuis 2022, le réseau a connu une évolution significative. Historiquement centré sur le voyage d’affaires, il a élargi son périmètre pour intégrer une activité loisirs structurée, grâce notamment à la fusion avec le réseau Prêt à Partir.
En l’espace de trois ans, le réseau de distribution est passé de 1,5 à 2,5 milliards d’euros de volume d’affaires, soit une croissance de plus de 67%. Le nombre d’adhérents a progressé de 69 à 80 (+16%), représentant désormais 450 points de vente. Parallèlement, le nombre de partenaires fournisseurs a augmenté de 81 à 95 (+17%).
Incentives en hausse de 56%
L’un des piliers du modèle Manor consiste en la redistribution de 100% des revenus des incentives fournisseurs à ses adhérents. « Nous sommes les seuls à la faire », déclare Grégory Mavoian. Ces trois dernières années, les montants reversés sont passés de 6,4 millions d’euros à 10 millions d’euros, soit une hausse de 56%. « Cela représente 28 fois la mise annuelle, contre 22 fois auparavant », précise le dirigeant.
Conforté dans cette dynamique, Manor veut aller plus loin. Revendiquant aujourd’hui la première place pour la distribution de la SNCF en France, il affiche un objectif clair : devenir le premier réseau français en volume d’affaires d’ici 2030. Autrement dit, faire mieux que Selectour. Sur l’exercice 2024, le GIE Asha (Marietton-Selectour) affichait un volume d’affaires de 6,4 milliards d’euros.
Grandir sans agressivité
Pour autant Manor ne cherche pas à entrer dans une concurrence frontale. « Il n’y a pas d’agressivité, et nous n’allons pas chasser les adhérents des autres réseaux comme Selectour ou TourCom », indique son président qui évoque même « des échanges constructifs » avec ses homologues à la tête d’autres réseaux.
S’appuyant sur la complémentarité de ses deux segments d’activités, le voyage d’affaires et le loisir, Manor veut montrer sa vision et ses ambitions. « Ceux qui se reconnaissent dans ce modèle sont les bienvenus », résume Grégory Mavoian. D’ici 2030, le réseau veut croître de 80 à 100 adhérents, « des profils qui ont un état d’esprit entrepreneurial ».
Généraliser le paiement par carte bancaire
Un autre axe clé de la stratégie de Manor repose sur la généralisation du paiement par carte bancaire chez les fournisseurs, notamment les transporteurs qui refusent encore souvent ce système. Grâce à « Manor Payment », cette solution doit permettre aux agences de percevoir des commissions supplémentaires lorsqu’elles règlent un fournisseur par carte. Contrairement aux paiements par virement ou chèque, le paiement par carte est instantané, offrant ainsi une sécurité accrue pour les deux parties. L’avantage réside également dans une simplification administrative et comptable, ainsi qu’une réduction des délais de règlement.
Manor plaide pour la fin des « deux poids, deux mesures » en matière de paiement. Le réseau conditionnera ses futurs accords fournisseurs à l’acceptation du paiement par carte. En menant ce combat, Manor défend aussi une cause pour l’ensemble de la profession. Un défi à venir, d’autant plus que le volume des paiements non effectués par carte reste élevé : « environ 64% des transactions du BSP France se font encore en cash », indique Paulo Fernandes, directeur général du réseau.
Un pilotage des ventes optimisé
Enfin, pour devenir le premier réseau de France d’ici cinq ans, le GIE Manor œuvre pour un meilleur pilotage des ventes, avec l’objectif d’augmenter de 20% les revenus des agences. « 80% des ventes sont réalisées par les partenaires référencés », affirme le directeur général, précisant que la finalité n’est « pas d’imposer, mais de montrer le chemin à nos adhérents pour qu’ils trouvent le bon fournisseur et qu’ils performent ».
« Nous avons de satanés patrons. Nos agences, ce sont elles qui poussent le réseau », conclut Grégory Mavoian. Pour lui, « la transparence, la bienveillance et la performance sont des valeurs essentielles ». « On ne cache rien, ajoute-t-il. N’importe quel adhérent peut assister au Conseil d’administration ». La performance sera d’ailleurs le thème du prochain congrès, qui se tiendra en Arménie, du 8 au 11 octobre.
Volume d’affaires : le réseau Manor veut faire mieux que Selectour
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