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Au Parc Astérix, 2025 se présente comme une année de transition. Le parc a inauguré Cétautomatix, une « petite attraction » dont le budget est estimé entre 15 et 20 millions d’euros. Quelques semaines après avoir lancé la construction de son quatrième hôtel, dont l’ouverture est prévue en 2026. Un établissement à 300 chambres.
Dans le marais poitevin, le Futuroscope a investi 25 millions d’euros pour créer Mission Bermudes, une attraction aquatique d’un nouveau genre. L’année dernière, la destination mettait déjà 50 millions d’euros sur la table pour ouvrir l’Aquascope, son deuxième parc. En cinq ans, le Futuroscope a dépensé 300 millions d’euros (attractions, hôtels, parc aquatique) pour devenir « Futuroscope Xperiences », une destination à part entière.
La France, un marché à 2 milliards d’euros
Les deux parcs, propriétés de la Compagnie des Alpes, ont d’énormes projets pour les cinq à dix ans à venir. Et des projets coûteux. De quoi répondre au Puy du Fou, qui lance presque un nouveau spectacle chaque année, et à Disneyland Paris, leader incontesté en pleine réhabilitation, qui ouvrira une immense zone dédiée à la Reine des Neiges en 2026. Hôtels immersifs, extensions et, bien sûr, attractions : le secteur des parcs de loisirs ne cesse d’investir.
L’augmentation de l’offre semble être le principal levier activé pour tous ces opérateurs. Une sorte de course à l’armement indispensable au sein d’un marché très concurrentiel, où la théorie dit qu’un parc perd 5% de ses visiteurs sans nouveauté, même mineure. Que l’Hexagone se montre particulièrement actif n’est pas étonnant. 40% des 150 millions d’Européens qui visitent un parc de loisirs chaque année sont français. Le secteur y réalise deux milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel, soit la moitié de l’activité européenne.
Le marché du Vieux Continent aiguise d’ailleurs les appétits. Universal, un géant du secteur, n’est pas présent en Europe. Du moins, pas pour l’instant. En début d’année, la firme a officialisé la construction prochaine d’un complexe près de Londres, au Royaume-Uni. Dès son ouverture (2031), le parc ambitionne d’attirer 8,5 millions de visiteurs. De quoi rebattre les cartes en Europe.
Une concurrence venue de plus loin
Et forcer les autres destinations à continuer de jouer des coudes. Europa-Park, Efteling ou encore PortAventura World se démènent pour fidéliser leur clientèle et faire venir de plus loin, pour plus longtemps. Ils se préparent à affronter une concurrence toujours plus vive sur leurs propres terrains de jeux. Mais aussi des rivaux installés plus loin.
En effet, les Émirats arabes unis, qui utilisent les parcs de loisirs comme un élément de soft power (Warner Bros Abu Dhabi, Ferrari World, SeaWorld…), vont entrer dans une autre dimension dans quelques années. Là encore, face à la concurrence émergente (Arabie saoudite), la destination a dû sortir l’artillerie lourde. A la surprise générale, Disneyland, la plus iconique des marques du secteur, a annoncé son intention de s’installer sur l’île de Yas, à Abu Dhabi.
Abu Dhabi, nouvelle rivale d’Orlando ?
Disney oblige, peu d’éléments concrets concernant le futur parc ont filtré. Mais celui-ci, qui sera totalement couvert, promet d’être grandiose. La créativité de Disney, qui n’investit pas en propre dans l’infrastructure, combinée aux moyens colossaux des Émirats arabes unis, devrait permettre la réalisation de contenus innovants et inédits, prompts à définir une nouvelle référence pour le secteur.
Mettant de côté les questions climatiques ou sociales, la firme américaine rappelle sa vocation purement capitalistique en s’associant à une destination qui, ces vingt dernières années, a multiplié les partenariats prestigieux pour s’offrir une légitimité touristique (Louvre, Guggenheim…). Et cela marche.
L’arrivée de Disneyland pourrait même conclure toute une stratégie de création de destination initiée au début des années 2000. Jusqu’à faire concurrence à Orlando (États-Unis), la capitale mondiale des parcs à thèmes ?
Les parcs d’attractions investissent sans compter
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