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Le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, en janvier dernier, a bouleversé l’ordre économique mondial. Le président américain a menacé l’ensemble de ses partenaires commerciaux, ou presque, d’augmenter les droits de douane sur leurs exportations vers les États-Unis. Menaces depuis mises à exécution, en fonction des pays et des accords négociés.
Des deals, comme aime le dire Donald Trump, qui sont passés au cas par cas. Et qui deviennent plus intéressants pour les pays – et leurs compagnies – qui s’engagent à acheter des avions construits par Boeing. Une stratégie qui a permis à l’avionneur américain de remplir son carnet de commandes, notamment sur ses modèles phares comme le 787 Dreamliner ou le 777X.
Qatar, Chine, Pologne, Japon…
Au printemps dernier, le Qatar a ainsi commandé 210 avions à Boeing, pour un montant approchant les 100 milliards de dollars. Le contrat porte sur 150 avions fermes, et 60 en option. Surtout, il a été conclu dans un contexte de négociations avec Washington, qui a accordé en retour des allègements de droits de douane à Doha sur certains produits clés. Pékin utilise également ces commandes – les compagnies chinoises étant des clientes stratégiques du constructeur – comme monnaie d’échange pour limiter l’impact des surtaxes américaines.
Au Japon, les acquisitions massives de Boeing 787 Dreamliner pour ANA et Japan Airlines ces dernières années ont permis d’apaiser les tensions commerciales entre les deux pays. En Pologne, LOT Polish Airlines modernisait sa flotte avec des Boeing 737 et 787, pendant que le pays négociait des accords de libre-échange et des allègements tarifaires avec Washington.
Boeing doit construire plus de 6 000 avions
Arabie saoudite, Indonésie, Royaume-Uni, Emirats arabes Unis, Cambodge… de nombreux pays utilisent donc cette arme commerciale suggérée par les États-Unis eux-mêmes. La stratégie a permis à Boeing de refaire son retard sur Airbus, et même de le dépasser, en fonction des marchés. Boeing prend ainsi les devants en ce qui concerne les commandes d’appareils gros-porteurs.
Reste désormais pour Boeing à livrer tous ces avions. Et cela pourrait s’avérer aussi compliqué que de négocier des accords commerciaux avec Donald Trump. Confronté à d’importants problèmes industriels, l’avionneur américain est attendu au tournant par de nombreuses compagnies aériennes clientes. Plus de 6 000 avions doivent ainsi être construits et livrés. C’est au moins dix ans de travail.
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