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« Le concours de l’absurdité continue », s’insurge Pascale Fontenel-Personne, ancienne députée de la Sarthe. L’exonération fiscale et sociale des pourboires pourrait être remise en cause dans le budget 2026. Chaque année depuis le 1er janvier 2022, les pourboires peuvent bénéficier de cette exonération – il « suffit », pour en bénéficier, de gagner moins de 2200 euros nets par mois (1,6 fois le Smic). Une mesure reconduite chaque année, mais à laquelle le projet de loi de finances 2026 pourrait mettre fin.
« Taxe sourire »
Une annonce qui fait réagir au sein du secteur de l’hôtellerie-restauration. La taxation des pourboires « mettrait en péril la motivation, le pouvoir d’achat et l’attractivité des métiers de l’ensemble des cafés, hôtels, restaurants, discothèques et traiteurs », dans un secteur « déjà fragilisé par la crise sanitaire et l’augmentation des coûts de production », écrit l’UMIH, qui présente ce mardi deux enquêtes sur les « menaces directes de la mesure sur l’attractivité des métiers de l’hôtellerie-restauration ».
La conclusion ? Sans surprise, le secteur rejette massivement ce qu’Eric Abihssira définissait, dans un courrier à Bercy, comme une « taxe sourire ». 81% des salariés, sur un panel de 1004 personnes, interrogés du 10 au 21 juillet 2025, s’opposent à l’idée de payer des impôts et cotisations sur ces pourboires. Ils sont d’ailleurs 41% – près d’un sur deux – à envisager de quitter le secteur si cette mesure était appliquée.
Les employeurs partagent leur avis : 92% d’entre eux rejettent « frontalement la fiscalisation et la socialisation » des pourboires. 86% d’entre eux estiment que les pourboires sont une gratification indispensable pour leurs équipes.
Les salariés sont 65% à estimer que les pourboires sont un « complément de revenus indispensable ». 79% en Île-de-France.
« Démotivation généralisée et un turnover accru »
L’UMIH demande alors – a minima – un délai, afin d’anticiper ce changement brutal. La perspective d’une fiscalisation et d’une socialisation fait en effet planer plusieurs menaces sur le secteur. Pour les employeurs, d’une part, qui s’inquiètent de voir leurs difficultés à embaucher démultipliées.
Pour rappel, l’UMIH estimait en en mai à 200 000 le besoin de travailleurs dans le secteur de l’hôtellerie-restauration. 88% des employeurs craignent une « perte d’attractivité du métier » en cas de la mise en place de cette « taxe sourire ». 90% d’entre eux redoutent une « démotivation généralisée et un turnover accru ».
« La mesure affaiblirait un peu plus notre secteur qui peine à recruter et à fidéliser, et toucherait directement le pouvoir d’achat de nos équipes et fragiliserait l’équilibre économique de nombreuses entreprises », résume Thierry Marx, président confédéral de l’UMIH.
Au-delà de la perte de pouvoir d’achat des salariés, l’UMIH craint également « un changement de tranche d’imposition et une réduction des aides sociales ». Un effet boule de neige donc, qui risquerait de fragiliser d’autant plus le secteur, déjà en équilibre précaire.
Selon le dernier Observatoire de l’emploi des entrepreneurs, le secteur de l’hébergement, de la restauration et du débit de boisson a enregistré une hausse des pertes d’emplois de 11,5% au premier semestre, en glissement annuel.
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Taxation des pourboires : 81% des salariés de l’hôtellerie-restauration s’y opposent
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