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L’Echo touristique : Quelle ampleur prennent les cyberattaques parmi vos clients Xplorassur ? Par ailleurs, quelles sont les cyberattaques les plus classiques ?
Boris Reibenberg : Chaque semaine, nous ouvrons un ou deux dossiers de cyberattaque. D’abord, il y a le vol de mot de passe, qui entraîne l’émission frauduleuse de billets d’avion. Le dernier exemple en date portait sur 340 000 euros. Nous avons pu récupérer une grande partie de la somme, grâce à l’assurance contractée par l’agence de voyages concernée et à MisterFly. Il restait 15 000 euros à charge pour l’agence, que nous prenons à notre compte.
La deuxième cyberattaque classique, c’est la fraude au président (avec virement sur le compte du pirate, Ndlr). Récemment, deux agences en ont été victimes. La première a ainsi été flouée de 85 000 euros. Nous avons remboursé 55 000 euros pour l’instant, et nous avons impliqué la banque qui a comis une erreur. La deuxième a été flouée de 40 000 euros, nous ne l’avons pas remboursée.
Une cyberattaque peut obliger une agence de voyages à fermer définitivement.
Pourquoi n’avez-vous pas remboursé la deuxième ?
Boris Reibenberg : L’agence était bien cliente chez nous, mais seulement pour la garantie responsabilité civile et la caution. Pas pour la cybersécurité, qui renvoie à un contrat spécifique.
Il faut avoir conscience du fait qu’une cyberattaque peut contraindre une agence de voyages à fermer définitivement. C’est important d’expliquer à ses équipes de bien gérer la qualité des mots de passe et de ne jamais travailler dans l’urgence pour un transfert de fonds. D’ailleurs, si des agences n’ont pas d’activité nocturne, autant qu’elles éteignent totalement leurs ordinateurs. Une mise en veille ne suffit pas. Gardons à l’esprit que s’il est facile d’entrer de force au Pentagone, il l’est aussi pour forcer une agence.
Combien de clients Xplorassur ont contracté une assurance cybersécurité, lancée depuis environ quatre ans ?
Boris Reibenberg : 180, essentiellement des agences de voyages, mais aussi des tour-opérateurs.
C’est relativement peu par rapport à la taille de votre clientèle dans le secteur du voyage. Comment l’expliquez-vous ? A cause du prix ?
Boris Reibenberg : Nous avons 1500 comptes en tout. Pourquoi seulement 180 clients du contrat d’assurance cybersécurité ? Le prix, effectivement. Comme pour toutes les assurances, c’est cher avant l’accident… D’ici la fin de l’année, nous comptons sortir un nouveau produit packagé et simplifié, avec quatre garanties et un prélèvement mensuel : responsabilité civile, responsabilité sociale des mandataires, locaux, cybersécurité.
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