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La compagnie aérienne irlandaise à bas coûts Ryanair a annoncé mercredi qu’elle retirait trois destinations au départ de Vienne et réduisait la fréquences d’autres vols, en dénonçant des coûts fixes « exorbitants » dans la capitale autrichienne.
« Cette décision est due à la taxe aérienne punitive de 12 euros imposée par l’Autriche et aux frais aéroportuaires excessifs de Vienne, qui ont grimpé de 30% depuis la pandémie de Covid-19, nuisant à la compétitivité » de ce pays, affirme le transporteur aérien. Ryanair supprime les liaisons avec Billund au Danemark, Santander en Espagne et Tallinn en Estonie de son calendrier hivernal, retirant trois de ses dix-neuf avions. Une centaine d’employés sont concernés.
Des coûts « ridiculement élevés »
« Les coûts d’accès de Vienne sont ridiculement élevés », a jugé le PDG de la compagnie Michael O’Leary. « L’Autriche reste l’un des rares pays de l’UE (avec l’Allemagne) à ne pas avoir encore réussi à retrouver son trafic d’avant » la pandémie, selon lui.
« Ryanair appelle une nouvelle fois le gouvernement autrichien à suivre l’exemple d’autres pays, comme la Suède, la Hongrie et l’Italie, en supprimant cette taxe aérienne néfaste de 12 euros », a-t-il ajouté. Sinon, « Ryanair n’aura pas d’autre choix que de délocaliser » encore plus d’avions « vers des marchés » plus rentables, a-t-il prévenu.
Stratégie récurrente
C’est une stratégie récurrente, adoptée par la compagnie face aux hausses de taxes et de redevances : elle annonce des réductions rapides de capacité, ferme des lignes ou des bases régionales et déploie ses avions vers des marchés jugés plus compétitifs, afin de peser sur les décisions publiques.
En France, après l’augmentation de la taxe de solidarité sur les billets (TSBA), la compagnie a programmé une baisse de 13% de sa capacité hivernale (–750 000 sièges), la suppression de 25 routes et l’arrêt de ses opérations à Bergerac, Brive et Strasbourg. En Espagne, Ryanair coupe un million de sièges pour l’hiver 2025-26 après l’annonce d’une hausse de 6,5% des redevances d’Aena – une mesure qualifiée de “chantage” par l’opérateur.
Wizz Air se retire progressivement de l’Autriche
La compagnie aérienne hongroise à bas coût Wizz Air avait déjà annoncé son retrait progressif total d’Autriche la semaine dernière. Au-delà d’un « repositionnement stratégique », le transporteur hongrois avait aussi cité l’augmentation significative des frais à Vienne.
Les sociétés Wizz Air et Ryanair étaient arrivées à Vienne en 2018, après la faillite de Niki, filiale d’Air Berlin. Fin août, la compagnie Austrian Airlines (AUA), filiale de Lufthansa, avait annoncé qu’elle mettrait un terme à l’automne à sa liaison entre Linz et Francfort, non rentable.
Le gouvernement autrichien avait alors « tiré la sonnette d’alarme », estimant qu’il ne fallait pas « affaiblir la position de l’Autriche en tant que pôle économique et touristique ». L’Autriche traverse actuellement une mauvaise passe économique, avec une inflation plus importante que la moyenne de la zone euro, un déficit public élevé et une stagnation du produit intérieur brut (PIB).
En 2024, Ryanair et sa filiale Lauda avaient réalisé une part de marché d’un peu moins de 21% à Vienne, contre 6,4% pour Wizz Air. Les compagnies low cost représentaient environ 30% du trafic passagers de l’aéroport. Austrian Airlines reste en tête avec 46%.
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Ryanair réduit sa flotte au départ de Vienne, « trop chère »
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