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« À ce jour, nous avons recensé 140 cas d’exercice illégal de la profession. Si la tendance se confirme, nous devrions atteindre 186 cas d’ici la fin de l’année », indique-t-il. Ce chiffre montre une progression notable, avec moins de 100 cas en 2023, et 125 l’an dernier. « Le commerce illégal a toujours existé et ne concerne pas uniquement les travel planners. Les équipes y consacrent désormais davantage de temps », ajoute Guillaume Beurdeley.
Deux peines de prison prononcées cette année
Pour faire face à cette augmentation, les équipes juridiques des EdV sont constituées aujourd’hui de deux juristes à temps plein. Elles gèrent un volume croissant de dossiers transmis par les adhérents. Les procédures vont de la mise en demeure à la saisine de la Direction générale de la concurrence de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), voire aux tribunaux correctionnels.
« Deux décisions de justice ont déjà été prononcées cette année. Les deux ont été assorties de peines de prison », précise le secrétaire général adjoint.
Une nouvelle campagne envisagée en 2026
Pour compléter l’action juridique et sensibiliser le grand public, les EdV poursuivent leurs initiatives de communication. Relayée en début d’année sur le web et les réseaux sociaux, la campagne baptisée « Stop Arnaque Voyage » a « touché près de 7 millions de personnes lors de sa première vague », estime Guillaume Beurdeley.
Les EdV ne comptent pas s’arrêter là. « Nous réfléchissons à un autre type de campagne, plus visible et pédagogique. Pour mieux expliquer ce qu’implique réellement l’exercice légal du métier d’agent de voyages. » La réflexion est menée avec la Commission commerce illégal, présidée par Frédéric Savoyen et Jean-Charles Franchomme. Pour 2026, l’idée est de développer de nouvelles formes de communication, plus positives, et capables de sensibiliser les consommateurs là où ces pratiques se développent en ligne, notamment via les influenceurs ou pseudo-créateurs de voyages. En matière de paracommercialisme, « le travail n’est jamais terminé », admet le secrétaire général adjoint des Entreprises du Voyage.
Une conjoncture de plus en plus difficile à lire
Au-delà de ce combat contre les pratiques illégales, Guillaume Beurdeley a par ailleurs dressé un tableau mitigé de la situation du secteur. « Sur la partie loisirs, l’été a été en léger retrait par rapport à l’an dernier, qui avait été une excellente année », constate-t-il.
Difficile toutefois de dégager une tendance claire. « Dans la continuité de l’été, on observe un petit recul sur les départs en nombre de voyageurs, mais dans le même temps un regain d’optimisme du côté des réservations. La fin du mois de septembre a permis de rattraper un début de mois compliqué. »
Les vacances de la Toussaint affichent encore un léger retard par rapport à 2024, « mais il est encore possible de combler ce différentiel ».
Selon Guillaume Beurdeley, le marché devenu plus complexe à décrypter, selon lui, « les cartes sont brouillées. Certains professionnels voient leur activité repartir, d’autres enregistrent une baisse. Il devient de plus en plus compliqué de dégager de vraies tendances ».
Côté destinations, le constat est clair, « le long-courrier décroche, tandis que le moyen-courrier compense partiellement cette baisse ».
Commerce illégal : vers les 200 cas dans le voyage d’ici la fin de l’année
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