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Une étude « incomplète », des incidences sur l’environnement « imprécises » : l’Autorité environnementale n’aura pas, cette fois-ci, été clémente avec la SNCF. Dans un avis rendu le 25 septembre 2025, l’instance juge que l’étude d’impact menée par SNCF Réseau concernant les travaux préparatoires de la LGV Bordeaux-Toulouse est, bien que « bien structurée et agréablement présentée », « incomplète et trop qualitative ».
L’étude concerne les travaux préparatoires au chantier ferroviaire de la ligne à grande vitesse (LGV) du Sud-Ouest, entre Toulouse, Bordeaux et Dax. Bien que conséquente (25 000 pages), elle ne semble pas suffisante pour l’autorité. Cette dernière point notamment du doigt un manque de précisions concernant la règle primordiale de tout projet d’aménagement : éviter les impacts, réduire ceux qu’on ne peut éviter, compenser le reste.
En somme, la séquence ERC qui, selon le gouvernement, « dépasse la seule prise en compte de la biodiversité, pour englober les thématiques de l’environnement (air, bruit, eau, sol, santé des populations…) ». Et selon l’instance, « les mesures sont insuffisamment précisées et justifiées (…). L’évitement est trop minoritaire, la réduction repose beaucoup sur la rigueur des mesures prises en phase de chantier, et la compensation est partielle ».
Absence de cartographie
Afin de mener à bien ces travaux, SNCF Réseaux devra procéder à des défrichements, diagnostics d’archéologie préventive et sondages du sol – et ce, sur les 222 kilomètres du tracé de la future ligne à grande vitesse. Programmés au mois de février 2026, ces travaux préparatoires doivent permettre d’évaluer les potentielles incidences sur l’environnement.
L’autorité environnementale déplore ainsi « l’absence de cartographies précises et homogènes des milieux », ou « un manque de données chiffrées », notamment sur les émissions de gaz à effet de serre. Ainsi, elle demande à ce que la méthodologie de calcul de la dette écologique du projet soit renforcée « en profondeur ». Et de résumer : « l’ensemble ne permet pas encore une vision d’ensemble cohérente et robuste des incidences », malgré des « bases positives ».
Oppositions à la LGV
En réponse à ces remarques, SNCF Réseau a indiqué qu’il apporterait « un complément, comme le prévoit la réglementation », et s’attardera à « renforcer la démarche éviter-réduire-compenser ». Dans un communiqué publié le vendredi 26 septembre, les collectivités membres de l’établissement public chargé du projet disent prendre acte des « remarques formulées », et demeurer « confiantes » dans la capacité de SNCF Réseau à « répondre aux observations de l’Autorité environnementale dans le cadre des procédures en cours et à venir ». Et de se promettre pleinement engagées à ce que « la LGV nouvelle du Sud-Ouest constitue un chantier exemplaire en matière de décarbonation, d’écoconception (…) ».
Ce n’est pourtant pas la première fois que cet ambitieux projet ferroviaire suscite des émois : plusieurs élus locaux et associations environnementales s’étaient opposés à sa réalisation. Plusieurs opposants au chantier avaient déposé un recours contre l’aménagement ferroviaire. Ils ont été déboutés ce mardi par le tribunal administratif de Toulouse, qui a « considéré que les moyens soulevés par l’association requérante n’étaient pas de nature à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée ».
Ce projet de ligne à grande vitesse, débuté en mai 2024, doit permettre de relier Toulouse à Paris en 3h10 d’ici 2032. Son coût est aujourd’hui estimé à 14 milliards d’euros.
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LGV Bordeaux-Toulouse : l’Autorité environnementale juge « incomplète » l’étude d’impact de la SNCF
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