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Depuis l’été 2025, au moins 47 incidents impliquant des drones ont été recensés dans plusieurs pays européens membres de l’Otan, dont la moitié en Pologne, et aussi en Allemagne, Danemark, Norvège, Belgique, Roumanie, Lituanie et Estonie. S’ils sont souvent liés par les autorités et les services de renseignement au conflit en Ukraine, ces survols restent pour la plupart non identifiés.
La Russie pointée du doigt
Mais la Russie est « probablement » derrière ces récentes alertes, a déclaré dimanche 5 octobre le chancelier allemand Friedrich Merz tout en se joignant aux appels au calme de son gouvernement face à ces « tentatives de déstabilisation ». « Nous n’en sommes pas encore sûr, mais une partie essentielle de ces actions est probablement orchestrée par la Russie », a assuré Friedrich Merz en interview sur la chaîne publique ARD, en référence aux incidents de Munich et de l’aéroport de Copenhague fin septembre.
Mais peu importe leur origine, ces drones « sont une menace sérieuse pour notre sécurité », a ajouté le dirigeant allemand. En sommet à Copenhague, les membres de l’UE ont discuté de la construction d’un « mur antidrone », et surveiller étroitement la « flotte fantôme russe » stationnée dans la mer Baltique et suspectée d’être impliquée dans ces incursions.
Si aucun drone armé n’a encore été impliqué, les autorités européennes parlant plutôt de « tentatives d’espionnage de déstabilisation », la situation met en lumière la vulnérabilité des infrastructures aéroportuaires du continent, mais également une absence de solution.
Révision des lois de sécurité aérienne
Car la réponse européenne à cette menace reste embryonnaire. Outre le projet d’un « mur » antidrone, est envisagée une révision des lois de sécurité aérienne et sur la défense de l’espace aérien civil, notamment en Allemagne. La police est en général la seule autorité habilitée à intervenir contre ces drones, l’armée ne pouvant pas abattre ces appareils. « Nous avons des moyens de réagir », a indiqué le ministre de la Défense allemand dans une interview au journal Handelsblatt, « même si nous n’avons pas encore toutes les capacités que nous souhaiterions pour les combattre ».
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