[ad_1]

Pour son trentième congrès, le réseau Manor a emmené près de 200 adhérents et fournisseurs à Erevan, capitale de l’Arménie. La première table ronde a porté sur le bilan de Manor Loisirs, un an après sa création.
« Les sur-commissions vont intervenir début 2026 »
Francois Piot, président du groupe Prêt à Partir, a d’abord re-précisé le périmètre du nouveau GIE : 450 agences, composées des adhérents de l’ex-Papmut, de Saläun Holidays et de Manor. « Elles représentent 500 millions d’euros de volume d’affaires, ce qui place Manor Loisirs entre les réseaux Carrefour et Leclerc Vacances », a-t-il commenté.
Selon lui, les négociations de contrats ont été menées à trois, avec succès. « Les fournisseurs nous ont bien accueillis, et nous avons conservé l’essentiel des référencés ». Quant aux retombées, elles se sont traduites d’ores et déjà par 1% supplémentaire sur facture, soit 5 millions d’euros. « Le bénéfice de l’alliance est avant tout pour les adhérents historiques de Manor dans un premier temps. Les sur-commissions vont intervenir début 2026 ».
Des datas pas harmonisées
Les fournisseurs présents à la table ronde semblent satisfaits des premiers résultats. Guy Zekri, directeur général de Beachcomber Tours, et Patrick Pourbaix, directeur général de MSC Croisières, confirment la bonne tenue des ventes chez Manor Loisirs. Mais le pilotage des ventes tarde à être affiné. Un regret formulé par Philippe Taieb, président du groupe Jancarthier, adhérent de Manor. « Les datas ne sont pas harmonisées entre les fournisseurs, et entre les fournisseurs et les agents de voyages », déclare-t-il. Les incentives ne sont pas calculés de la même manière, suivant si les prix sont hors taxes, TTC, ou en promotion ». Il pointe entre autres la difficulté de calcul auprès des loueurs de voitures, en raison de la composition complexe des tarifs. « C’est dommage car si nous avions un vrai suivi des chiffres chez tous les fournisseurs, nous pourrions plus facilement pousser les ventes. »
Et Guy Zekri de souligner le manque de structure forte au siège de Manor pour mettre en place des suivis mensuels ou des challenges de ventes. Pour rappel, le réseau s’est toujours targué d’avoir une structure légère de cinq permanents au siège et de reverser 100% des surcommissions à ses adhérents. Un service supplémentaire aurait forcément un coût, ce qui ne rentre pas dans la stratégie de Grégory Mavoian, le président de Manor.
A la recherche d’un outil technologique
Le pilotage des ventes est freiné également par les adhérents eux-mêmes dont certains ne désirent pas communiquer leurs données au siège. « Il suffirait de prendre certaines précautions, comme anonymiser les noms des clients par exemple », suggère Philippe Taieb.
Le manque d’outil technologique commun à tous les adhérents constitue également un frein à la récupération globale des données. « Les discussions avec des acteurs technologiques, comme le portail de réservations Orchestra, n’ont pas encore abouti », précise François Piot. Il ajoute : « Orchestra est une magnifique réalisation technologique, mais elle ne permet pas de faire du sur-mesure et n’apporte pas autant d’informations et de fonctionnalités que les sites BtoB des tour-opérateurs. Elle lobotomise les vendeurs ! ». Il préconise d’attendre les prochains développements de l’IA, « et des outils de demain ».
Quant à la mise en place d’une centrale de paiements commune à Manor Loisirs, pas question. « C’est un outil du passé qui coûte un point de commission, lance François Piot. C’est une invention des réseaux pour dégager plus de marge ! » Dont acte.
À lire aussi :
Manor Loisirs : le pilotage des ventes est à la peine
[ad_2]
Source link

