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À la conférence « Ambition France Transports » du 9 juillet, le gouvernement avait fait de la régénération et de la modernisation du réseau ferroviaire une priorité, et validé, sur le principe, une augmentation pérenne des investissements de 1,5 milliard d’euros par an à partir de 2028 sur le réseau structurant.
Ce cadrage politique, issu d’un consensus de 150 experts et d’élus, entend stabiliser l’état de l’infrastructure, éviter la dégradation des performances et soutenir la croissance des trafics voyageurs et fret – et adapter le réseau aux défis climatiques qui l’attendent. Le financement devait cependant encore être conforté, l’instabilité gouvernementale et l’incertitude budgétaire pouvait faire craindre une remise en question de cet arbitrage.
Mais ce 29 septembre, SNCF Réseau a décidé d’avancer – et a attribué deux contrats majeurs de renouvellement de composants. Le premier porte sur la voie et le ballast, pour cinq ans – trois années fermes, de 2026 à 2028, et deux reconductibles, en 2029 et 2030. Il cible des interventions en environnement contraint, là où le réseau est le plus dense. Le groupement, TSO – Colas Rail – Scheuchzer, filiale de NGE, est pressenti attributaire.
Enrayer la dégradation
Le second accord-cadre concerne le renouvellement des rails sur huit ans, avec sept années fermes de 2029 à 2035 et une année reconductible en 2036. Il doit notamment permettre d’éradiquer les rails les plus anciens, en particulier ceux fabriqués avant 1970. L’attributaire pressenti est le groupement Colas Rail – Sferis. Ensemble, ces marchés représentent un investissement moyen d’environ 105 millions d’euros par an. « Pour être efficace, la montée en puissance de la régénération et de la modernisation du réseau ferroviaire doit être anticipée, planifiée, et s’appuyer sur une organisation industrielle robuste à l’échelle de la filière du réseau », s’est justifié Mathieu Chabanel, PDG de SNCF Réseau.
L’objectif pour SNCF Réseaux est de sécuriser une montée en cadence durable des travaux, et d’envisager, à la clé, une réduction des incidents d’infrastructure, une meilleure régularité, davantage de disponibilité pour les sillons voyageurs et fret, et une résilience accrue face aux aléas climatiques.
Ces contrats s’inscrivent dans une stratégie de long terme : enrayer la dégradation, puis améliorer durablement la performance d’un réseau essentiel à la décarbonation des mobilités, avec des chantiers échelonnés sur l’ensemble du territoire.
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SNCF Réseau attribue deux contrats pour accélérer la régénération du réseau
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